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En voilà une artiste passionnément
attachée aux Arts plastiques !
En effet, hormis l'acrylique et l'aquarelle, Marie-Ange Gomard-Baijot
utilise avec éclat toutes les ressources techniques du dessin
et de la peinture, et son sens des valeurs l'incite et l'attire
vers un rendu en trois dimensions qui ne peut qu'offrir à
son art une dynamique particulière.
En tant que peintre-animalier, Marie-Ange Gomard-Baijot déploie
une sûreté étonnante, tant par la justesse des
attitudes que par l'équilibre de ses compositions.
En scènes de chasse ou d'équitation, elle manifeste
à la fois amour et sensibilité tout en retenant l'intérêt
par l'atmosphère qu'elle sait reconnaître et retenir,
que ce soit d'une sanguine aérée ou d'une peinture
plus brillamment expressive, aux sources éminemment classiques,
et d'un réalisme saisissant, qu 'affirment plus encore une
élégance rare et des actions jamais prises en défaut.
Ainsi, Marie-Ange Gomard-Baijot est-elle à-même de
maintenir une tradition de bon aloi qui trouve un épanouissement
dans le traitement de natures mortes d'une enviable qualité,
et plus précisément dans sa façon remarquable
de procréer des nus superbes, aux poses d'une grande et belle
recherche, tandis que traits et touches de l'artiste composent avec
brio, un véritable hymne de charme, de beauté et d'assurance,
fruit enviable du travail et du talent auprès de thèmes
pourtant ardus mais incomparablement captivants.
André RUELLAN, critique d'art
www.art-culture-france.com
Une passion irrésistible
Dès l'âge de six ans, Marie-Ange
Gomard-Baijot se sentit immanquablement attirée par le dessin,
la couleur et le collage. Reproduisant ce qu'elle voyait avec une
grande facilité, elle s'exerça très tôt
au portrait, croquant ses artistes préférés
au fusain quand arriva l'adolescence. Epaulée par son professeur
de dessin, qui avait repéré l'exigence de ses dons
et la soutint avec constance, elle prépara le concours d'entrée
à l'Ecole des Beaux-Arts de Reims.
Remarquablement observées et d'un raffinement
peu commun, ses études d'après nature font preuve
d'un grand sens du détail et d'une rare délicatesse.
Le cheval, la vénerie, le nu et le monde végétal
lui fournissent des sujets dont elle s'empare avec une singulière
délectation. Spontanée et communicative, Marie-Ange
n'a qu'un souci : rester humble et fidèle à ce qu'elle
a toujours été. On la sent, dès qu'on l'aperçoit,
en plein accord avec la vie. C'est un bonheur de partager quelques
heures avec elle.
« Au début, j'adorais dessiner et
peindre, mais je ne songeais pas à en faire un métier,
nous explique Marie-Ange. Ce sont les autres qui finalement m'y
ont poussée. Habituée au monde rural, je me sens tout
à fait chez moi dans ce pays où je vis depuis maintenant
une bonne dizaine d'années. Pour avancer harmonieusement,
il faut se sentir des racines. J'aime aussi la lecture, en particulier
les ouvrages qui parlent de la vie des grands peintres comme Gustave
Courbet. Il est essentiel de comprendre de quoi se nourrissait l'inspiration
d'un tel artiste. Pour ma part, je me sens très humble et
plutôt perfectionniste face aux difficultés de la tâche
qui est devant moi ». Pratiquant plusieurs techniques, la
mine de plomb, la gouache sur papier marouflé, l'huile, le
pastel et maîtrisant l'art du glacis avec une déconcertante
habileté, Marie-Ange Gomard-Baijot travaille également
sur toile brute ou sur des draps tendus. Elle ne pratique, en revanche,
ni l'acrylique ni l'aquarelle. Décomposant les moindres mouvements
de ses compagnons les chevaux, elle les aborde avec douceur et beaucoup
de compréhension. Les courses, la chasse à courre
et le polo font partie de ses thèmes favoris. Son approche
du dessin et des études documentaires en fait une merveilleuse
illustratrice qui excelle dans les planches botaniques et l'art
de composer et d'agencer une nature morte. Elle a notamment réussi
à représenter les lichens qui prospèrent sur
les arbres de sa terre d'adoption, exercice on ne peut plus difficile
quand on connaît l'anatomie de ces stupéfiants végétaux.
Mi algue, mi champignon, la parmélie ne se laisse pas saisir
par le premier venu, pas plus que les branches de gui ou les bogues
des châtaignes. Prunellier, églantier, symphorine,
douce-amère, coquelicot - modèles des plus rétifs
et capricieux - rivalisent dans son atelier avec une faune très
giboyeuse de lièvres, de renards, de loutres, de bécasses
et de sangliers souverains. Autant d'épurés qui font
de l'univers de Marie-Ange un inventaire radieux de la vie sauvage.
Nous avons, pour notre part, beaucoup apprécié son
travail qui oscille entre illustration, au sens noble et traditionnel,
et peinture documentaire mais avec ce permanent supplément
d'âme qui rend l'exercice onctueux.
Luis PORQUET
Août 2005
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